(Source: seabois, via sauvageinnocence)
Tant que j’existe, j’observe qu’autour de moi la fureur des flots ne peut manquer de susciter cette bouée de sauvetage. Je sais qu’il y aura toujours une île au loin, tant que je vivrai.
André Breton, Les Vases communicants
Mon amour pour toi n’a fait que grandir depuis le premier jour : sous le figuier impérial il tremble et rit dans les étincelles de toutes ses forges quotidiennes. Parce que tu es unique, tu ne peux manquer pour moi d’être toujours une autre, une autre toi-même. A travers la diversité de ces fleurs inconcevables, là-bas, c’est toi changeante que j’aime en chemise rouge, nue, en chemise grise.
André Breton, L’amour fou
Aujourd’hui encore je n’attends rien que de ma seule disponibilité, que de cette soif d’errer à la rencontre de tout, dont je m’assure qu’elle me maintient en communication mystérieuse avec les autres êtres disponibles, comme si nous étions appelés à nous réunir soudain. J’aimerais que ma vie ne laissât après elle d’autre murmure que celui d’une chanson de guetteur, d’une chanson pour tromper l’attente.
Indépendamment de ce qui arrive, n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique.
André Breton, L’amour fou
My dear, I don’t know what to do today, help me decide. Should I cut myself open and pour my heart on these pages? Or should I sit here and do nothing, nobody’s asking anything of me after all. Should I jump off the cliff that has my heart beating so and develop my wings on the way down? Or should I step back from the edge, and let the others deal with this thing called courage? Should I stare back at the existential abyss that haunts me so and try desperately to grab from it a sense of self? Or should I keep walking half-asleep, only half-looking at it every now and then in times in which I can’t help doing anything but? Should I kill myself or have a cup of coffee? Falsely yours.
Albert Camus (via moorhensmotel)
(Source: littlebitofhail, via itistimetogotothebed)
Je vous souhaite d’être follement aimée.
André Breton, L’Amour fou